Life

Etre une femme

Si vous avez la chanson en tête, de rien.

Ce weekend, je t’expliquais pourquoi je ne bloguais plus. Mais forcément, il aura suffi que mes doigts glissent sur le clavier pour que l’envie d’écrire revienne, plus forte que jamais. Mais dorénavant, ce blog sera mon exutoire, mon journal pas très intime 2.0. Et a priori, ce n’est plus ici que tu pourras lire que les lampes d’extérieur d’une marque très (re)connue sont vraiment de bonne qualité (mais chiantes à installer quand tu n’as pas d’électricité à l’extérieur de chez toi (mais cette opération est largement facilitée quand tu as un beau-père pro de l’électricité)).

Mais revenons-en à nos moutons : être une femme (ça, c’était au cas tu n’avais plus la chanson en tête. Re-de rien).

Il y a 8 mois, quand j’ai postulé dans l’entreprise où je travaille actuellement, je sortais péniblement de ma phase licorne et je tentais de soigner mes cheveux devenus tour à tour jaune pisse/blancs/gris/rose/violet (rappelle-toi, on en parlait ici). J’étais alors brune (à l’aspect foins tant mes cheveux étaient en bout de vie). Par contre, sur mon profil LinkedIn, j’étais encore blonde avec des longs cheveux. Très blonde, même.

Quand tu commences un nouveau job, il ne faut jamais longtemps pour que tes nouveaux collègues te retrouvent sur LinkedIn et t’ajoutent. Je n’avais évidemment pas échappé aux remarques sur mon changement de couleur de cheveux.

Par chance, en 6 mois, grâce à mon professionnalisme (et ma modestie), j’ai réussi à ce qu’ils oublient cette photo et mes cheveux. Et qu’ils s’en tiennent à la Bambitch actuelle et à son travail de qualité (la modestie, donc).

Il y a quelques semaines, mon amie Elise du Salon “Au temps d’Elise” m’annonçait fièrement que ma paille était redevenue chevelure. (Ô joie)

Sans rien dire à personne, après 4H dans son salon, retour aux bases : le blond. Blond que j’ai dû, le temps d’un weekend, apprendre à apprivoiser, à aimer à nouveau.

Mais depuis, période de vacances oblige, au bureau, c’est tous les jours la même rengaine : “Ha. On a changé d’assistante ?! Krkrkr”. Chacun pensant évidemment être le premier à me faire la blague. Le tout, à multiplier par une quarantaine de collègues. Un genre de fête.

Être une femme. Blonde.
Un bonheur de chaque instant.
Vivement dans 6 mois, quand ils se rappelleront que je suis une Office Ninja en or.

La prochaine fois, je te raconterai (peut-être) comment je leur ai appris à apprivoiser le monstre qui se cache dans notre cuisine. J’ai nommé : le lave-vaisselle.

B*tch, Life

Pourquoi je ne blogue plus ?

Parce que. (de rien)

J’ai posté un article ici pour la dernière fois le 25 mai. Il y a exactement 3 mois, donc. TROIS MOIS.
Encore heureux que Facebook me rappelle l’existence du blog via la page et que Safari retient mes mots de passe. Sinon, ces 3 mois auraient pu devenir 6, 9, 12 …

Je ne blogue plus par manque de temps. Dans la vraie vie, j’alterne entre un 40H temps plein (les 40 heures, c’est sur mon contrat, dans la réalité, il y en a un peu plus) sur Bruxelles et un job en freelance. Et je peux te dire que ça fait parfois souvent de longues journées. Je suis consciente que je ne peux pas me plaindre parce que c’est une situation que j’ai choisie mais ce n’est pas toujours simple entre les trajets, le boulot ‘de bureau’, le sport, la vie de couple, et les traductions/communications. Il y a peu, j’étais insomniaque et je pouvais me contenter de très peu d’heures de sommeil. Mais ce temps-là est révolu ! Ne nous emballons pas hein, je ne dors toujours pas 10 heures par nuit. Mais à 22 heures, je pique allègrement du nez. Et à côté de ça, j’ai la chance d’avoir un Mari qui me soutient dans ces horaires de dingue et qui m’aide à alléger notre quotidien. On fait les courses 1 fois par semaine, sur base d’un menu qu’on décide. Djayzon et Gunther s’occupent respectivement d’aspirer la maison et de tondre la pelouse (même si Djayzon aime particulièrement aller se coincer dans l’arbre à chats et sonner à tout-va). Mamy repasse pour nous (et elle repasse vraiment bien, en plus de toujours nous donner de la soupe, des bons ptits plats, des gâteaux, etc). Et à notre retour de vacances, Dolores viendra nous soulager du ménage. Mais malgré ça, les journées sont bien remplies et forcément,quand j’ai quelques minutes de répit, j’ai tendance à préférer souffler plutôt que bloguer.

Ca, c’était la partie visible de l’iceberg.

Je ne blogue plus parce que ce n’est pas moi. Je n’ai jamais caché que je considérais ne pas appartenir au monde des blogueuses (si, si, rappelle-toi, je te le disais ici et aussi un peu ici). Et ça ne s’est pas amélioré depuis. J’ai essayé, vraiment. J’ai contacté et été contactée par des agences. J’ai reçu des produits, j’en ai fais des posts sur Instagram. J’en ai fait quelques articles ici. Mais ce n’est pas moi. Pas mon style. Et plus d’une fois, c’était le syndrome de la feuille blanche. D’ailleurs, une-certaine-marque-que-je-ne-citerai-pas va probablement finir par venir arracher elle-même mes lampes d’extérieur vu que je n’ai absolument rien écrit à ce sujet (l’automne de ces mois de juillet et août joue un peu en ma faveur. Un peu, mais guère). Je te jure, j’ai vraiment cru que je pourrais le faire : écrire à la demande. Mais en fait, non. Souvent les articles prennent forme dans ma tête et ensuite yaplukà les retranscrire. Mais quand c’est pour une marque, dans ma tête, c’est plutôt un singe avec des cymbales.

Je ne blogue plus par dégoût. Quand on blogue, on est amenés à regarder ce que les autres font, et comment ils le font. Les blogs, c’est un peu le truc à la mode et donc j’y suis confrontée dans mon entourage proche et un peu moins proche. J’ai vu les gens ne plus faire que des trucs gratuits, sans le dire et en laissant croire qu’ils avaient un train de vie de fou. J’ai vu les gens dire quelque chose en privé et dire tout et son contraire sur les réseaux sociaux. Alors je me suis posée des questions. J’en suis venue à me demander pourquoi il fallait à ce point embellir (ou parfois aggraver) son quotidien. Doit-on à ce point magnifier notre vie pour qu’elle intéresse les autres, pour qu’elle amène des visites ? Et doit-on à ce point jouer dans le mélo-dramatique quand l’embellissement n’est plus de rigueur ? C’est ça bloguer ? Modifier sa vie pour “vendre” ?* En fait, c’est un peu comme Instagram, dans la course aux likes, on retouche (à outrance) les photos. Ou quand on est un seul jour sur un événement qui en dure trois, on poste à retardement, le troisième jour, car c’est celui qui fait le plus rêver les gens. On se filme en insta-story avec des filtres. Mais pourquoi ? POURQUOI ? Pourquoi on ne peut pas être soi ? Avec nos vies simples et chiantes ? La routine c’est tabou, on en viendra tous à bout ?

Je ne blogue plus pour ça. Parce que je me sentais devenir quelqu’un que je ne suis pas et que je ne veux pas devenir. Moi aussi, j’ai joué à la course aux likes, moi aussi. A la différence près que je suis incapable d’utiliser Photoshop. J’ai envie qu’écrire reste un plaisir. C’est pour ça que j’ai créé ce blog : pour assouvir mes envies d’écriture, que je sois lue ou pas.

Ca, c’était la partie invisible de l’iceberg.

Est-ce que ça me manque ? Oui.
Est-ce que dans ma tête j’ai plein d’idées d’articles ? Oui.
Est-ce que j’aimerais réussir à bloguer sans tomber dans la spirale des “cadeaux” ? Oui.

Avec tout ça, je viens quand même d’écrire toute une tartine. Pour quelqu’un qui ne blogue plus, c’est assez paradoxal. Par contre, on ne change pas une équipe qui gagne, je vais rester moi-même et ne pas me relire. Ca plaire ou ça ne plaira pas, ça fait longtemps que j’ai arrêté de vouloir plaire à tout le monde.

 

*je ne généralise pas. Je sais et j’en connais aussi plein qui sont elles-mêmes et d’autres qui ont décidé d’arrêter leur blog.

 

B*tch, Life

UPS, mon amour (non, toujours pas)

Récemment, lors d’une sortie avec ma blopine/twopine Béné, j’ai flashé sur des valises American Tourister, marque partenaire de Samsonite, en vert menthe (j’en bave encore).

Dans quelques petites semaines, nous nous envolerons pour un city-trip à Copenhague. L’excuse idéale pour acheter de nouvelles valises : format cabine et format “j’embarque-toute-la-maison” en bleu marine pour Monsieur et en vert menthe pour moi.

En général, vu mes précédents déboires avec bpost et DPD, je fais maintenant livrer tous mes achats en ligne au bureau. Là, pour le coup, je m’imaginais mal rentrer en train avec 4 valises. Dans un élan d’optimisme (et de folie, sans doute), j’ai donc choisi de les faire livrer à la maison. GRAVE ERREUR !

Quelques jours après la commande, le customer care d’American Tourister m’envoie un mail car UPS leur signale que nous n’habitons plus à l’adresse indiquée. Mail dans lequel ils nous demandent de prendre directement contact avec UPS … en nous donnant un numéro de téléphone qui n’est plus en service. Pratique. Après un coup de téléphone chez American Tourister, on me promet que mes valises me seront renvoyées le lendemain.

La faute à pas de chance certainement mais le lendemain non plus je n’habitais plus à l’adresse indiquée. Et cette fois, c’est une autre société de transport, Greday’s (dont, ironie du sort, le slogan est “votre urgence est notre priorité”) qui m’informe que je ne vis plus chez moi. 4 valises, 3 intervenants, 1 prétendu déménagement.

Au bout d’une semaine, nous recevons notre première valise (oui, vous lisez bien 1 valise, pas 4). Le livreur explique à Monsieur qu’il avait conclu que nous ne vivions plus ici car quand il est venu personne n’a ouvert la porte quand il a sonné… Il promet cependant que les 3 autres valises nous seront livrées 2 jours plus tard.

Forcément, deux jours plus tard, nous semblons toujours avoir déménagé (sans valises).
Pour éviter des morts (in)utiles, c’est Monsieur qui a pris contact avec UPS et qui a eu la chance de s’entendre dire que nos valises sont retournées … chez l’expéditeur. Reste encore à espérer qu’il n’aura pas déménagé.

La logique selon UPS/Greday’s
1. Si tu n’es pas à ton domicile, c’est que tu as déménagé. (pas que tu travailles hein, que tu as déménagé).
2. Si tu as déménagé et qu’on n’arrive pas à livrer ton colis, UPS décide de t’envoyer une carte postale pour te prévenir. (à l’adresse où tu n’habites plus, donc.)
3. Il n’y a aucun intérêt à regrouper les 4 colis d’un même envoi. Aucun.

Bon, je vous laisse, j’ai un dépôt UPS à mettre sens dessus dessous !

B*tch, Life

Les blogueuses, c’est bien mais …

Récemment, je me suis retrouvée, malgré moi, entourée de blogueuses influentes. J’aime alors rester incognito pour diverses raisons mais entre autres et surtout, parce que je suis une parfaite inconnue/anonyme dans la blogosphère belge. Je n’ai pas de souhait particulier à devenir ‘influente’ et j’en serais bien incapable. J’écris pour être lue (ce serait mentir que de dire le contraire) mais surtout pour assouvir mes envies de rédaction.

Ce jour-là, elles parlaient de ce groupe-Facebook-sur-lequel-toute-la-blogosphère-belge est présente (moi aussi, d’ailleurs) et commentaient la publication et l’article d’une blogueuse X.

A les entendre décortiquer son article, critiquer son style d’écriture (et croyez-moi, c’est souvent l’hôpital qui se fout de la charité), commenter son expérience de vie, j’ai eu l’impression d’être de retour à l’école primaire où certaines filles sont les reines de la cour de récré et où, si tu ne portes pas telle ou telle marque, tu es une sous-merde (dans le vocabulaire blog, on pourrait traduire ça en followers et en visiteurs uniques). Ça m’a rappelé à quel point les femmes sont pestes entre elles, à quel point la loi du plus fort détrône tout le reste et à quel point je déteste ça.

Et puis, surtout, faut pas déconner … c’est teeeeeellement pas mon genre de faire ça.

Hem… Quoique…

….

C’est sûr qu’en m’appelant Bambitch, il m’arrive, en de très rares occasions, d’être un tout petit peu langue de vipère et d’avoir quelques critiques quant aux articles tout pourris de certaines blogueuses (et d’envoyer des captures d’écran à mes copines pour me moquer), mais que celle qui n’a jamais critiqué ses consoeurs blogueuses me jette la première pierre.

 

 

Bons plans, Sponso

Ecris-moi un biscuit *concours*

A 8 ans, Mozart composait sa première symphonie. Moi, à 31 ans, j’ai testé des biscuits avec mon nom écrit dessus. C’est différent, mais c’est bien aussi. Et puis, dès que ça touche à la nourriture, ça me parle.

Shanty Biscuits

La start-up Shanty Biscuits a été créée en 2013 par Shanty. Le site propose des sablés faits maison et permet aux clients de personnaliser leurs biscuits en y ajoutant du texte.

Les biscuits se déclinent en 20 parfums, dont certains ne sont pas personnalisables (c’est le cas par exemple de ceux aux M&M’s). La livraison se fait par Colissimo dans toute l’Europe et ce, en quelques jours !

Verdict ?

Après avoir photographié les biscuits et m’être battue avec le chat pour qu’il ne les attaque pas, l’heure était au crash test. J’ai donc goûté les sablés ‘nature’, emballés dans un paquet de 12 biscuits.

Je ne vais pas dire qu’ils sont mauvais. Juste qu’il faut éviter de les manger si vous n’avez pas 12 litres d’eau à portée de main tellement je les ai trouvés secs. Mais mon côté -bitch fait de moi une personne attachiante. Par contre, l’Homme de la maison les a mangés en sirotant son café et ils ont été engloutis à la vitesse de la lumière (des biscuits ? Quels biscuits ?).

Même si je n’ai pas été conquise, le concept est super sympa pour un anniversaire, un enterrement de vie de jeune fille, une fête du personnel, un mariage, … ou même une démission (j’aurais dû y penser il y a quelques mois!).

 

Concours

Envie de savoir si vous êtes aussi difficile et -bitch que moi quand il s’agit de goûter des biscuits ? Rejoignez-moi sur mon compte Instagram où un concours vous attend.

Commander ? 

Via le site : http://shantybiscuits.com/fr/

B*tch, Life

Les voyages en train, c’est bien mais …

Après une nuit trop courte à cause de mes insomnies (je vous en parlais ici), départ à l’aube ce samedi matin pour le ski. Un trajet de Bruxelles à Lyon pour y rejoindre nos amis avant de monter à une seule voiture vers La Plagne. “Bruxelles-Lyon, c’est 3H30, ça va aller” – GROSSIERE ERREUR. Abonnée aux retards de la SNCB, j’aurais dû me douter que ce n’était pas une bonne idée.

Grossière erreur

Ca a commencé dès notre arrivée à la gare avec un problème d’affichage qui annonçait que l’embarquement de notre train était terminé. Le petit coup de stress de 6H30, merci.

S’en suit alors la problématique de devoir caser des affaires de ski dans le compartiment à bagages. Sans compter ma tendance à embarquer toute ma garde-robe ‘au cas où’. Ce que je ne savais pas, c’est que c’était la partie la moins pénible du voyage.

Sauf avec des valises au lieu des gens.

Au moment où j’ai écrit ce billet, nous étions dans le TGV depuis 1H53. Il restait exactement 1H33 de voyage … sans retard (ndlr : +10 minutes de retard à l’arrivée).

Il m’aura fallu 5 minutes pour pousser mon premier coup de gueule et demander, à haute voix, qui était celui qui puait la mort de grand matin. Je suis comme ça moi, j’aime bien détendre l’atmosphère d’entrée de jeu. Je crois qu’à la réservation des billets, j’ai coché la case “Casse-couilles intégrés”. On ne se rend pas bien compte de la distance entre Bruxelles Midi et Marne-la-Vallée tant qu’on ne l’a pas vécue avec quelqu’un qui secoue votre siège. Mention spéciale pour la dame qui a demandé 16 fois si le train allait bien s’arrêter à Charles de Gaule (et ce, même quand l’accompagnateur du train l’a confirmé – sait-on jamais qu’il nous ferait une p’tite blague).

Alors oui, vraiment, on a échappé aux 7H de route, aux embouteillages et à mon envie systématique de faire pipi 5 minutes après avoir quitté l’aire d’autoroute. Mais dans ce cas-ci, j’ai vécu les 3H26 les plus longues de ma vie. Un genre de fête. J’avoue avoir envisagé de viser le wagon-bar du TGV pour éviter de jeter quelqu’un par la fenêtre.

Si les voyages forment la jeunesse, les faire en train file des ulcères.

Les voyages en train, c’est bien mais … la prochaine fois, on prendra l’avion.

Bons plans, Life

Je lis pour eux

Du 13 au 26 mars, la Ligue Braille lance une campagne sur l’accompagnement des personnes aveugles et malvoyantes vers l’autonomie. L’occasion parfaite pour vous en dire un peu plus sur eux.

La Ligue Braille, en quelques mots
La Ligue Braille est une asbl qui a pour mission d’aider les personnes aveugles et malvoyantes dans tous les aspects de leur vie en leur proposant divers services tels que des services d’accompagnement, de l’encadrement pédagogique, des services d’insertion professionnelle, etc.

Au-delà de cela, la Ligue Braille apporte également son soutien aux personnes aveugles et malvoyantes en les conseillant sur le matériel existant mais aussi en sensibilisant les autres au handicap.

Pour une fois, Bambitch ne bitchera pas. Tout arrive. Pas de blague douteuse, pas de coup de gueule. Ce soir, j’ai envie de vous parler d’un projet sur lequel je suis depuis quelques mois, sans rien dire à personne, mais qui me tient à coeur. Ce projet c’est “Je lis pour toi”. (Je lis surtout pour eux, en fait).

Parmi les services proposés par la Ligue Braille, il y a entre autres la mise à disposition d’une bibliothèque reprenant 3 sortes d’ouvrages : des livres en braille, des livres en grands caractères et des livres sonores au format DAISY, une technique permettant aux lecteurs de naviguer librement entre les différents chapitres et de moduler la bande sonore en fonction de leurs besoins.

Ces livres sonores font partie du projet “Je lis pour toi”, où des bénévoles peuvent, de chez eux ou depuis les studios de la Ligue Braille, enregistrer des livres. Et depuis début janvier, je suis l’une de ces bénévoles. Beaucoup l’apprendront d’ailleurs en lisant ces lignes. A la mi-décembre, à peine remise de mon opération au pouce, j’ai entendu parler de ce projet. Fan de lecture et désireuse de pouvoir aider mon prochain, c’était une révélation, un projet qui me parle, et surtout qui rentre dans mon planning trop serré où je combine un job le jour et une activité complémentaire le soir. Quand mon agenda de ministre le permet, je m’enferme dans le calme de notre chambre d’amis, avec un thé, un roman et un iPad et c’est parti pour de longues minutes à parler toute seule. Avant de commencer, ça me semblait hyper facile mais il n’en est rien : lire à son aise, ne pas lire en diagonale, c’est tout un art.

Avec l’accord de la Ligue Braille, j’ai choisi de lire “La fabrique d’hormones” de Saskia Goldschmidt. Jusqu’à présent, mon plus gros challenge aura été de lire la phrase “En réalité, nous sommes les éternelles victimes de notre membre, de la verge, de la quéquette”. Je pense que j’ai recommencé ce chapitre 158 fois. A chaque fois, après quéquette, je me mettais à ricaner comme une ado.  Pas simple de lire cela posément, sans rire et avec un minimum d’intonation. Après plusieurs tentatives, j’ai cru que j’allais zapper ce chapitre et faire mine de l’avoir oublié 😉

 

Comment “lire pour eux” ?
Avant de devenir lecteur bénévole, la Ligue Braille vous demande de passer un test d’admission sur base d’un petit texte à lire. Ce test a pour but de déterminer si votre lecture n’est ni trop rapide, ni trop lente. Il s’agit aussi de lire le texte avec de l’intonation sans pour autant théâtraliser le tout. Eh oui, ce n’est pas parce qu’ils ne peuvent pas “lire” le roman, que les lecteurs/auditeurs ne peuvent pas aussi s’imaginer les personnages, leurs caractères, etc. Le test se passe sur iPad ou sur ordinateur, sur base d’un programme à télécharger qui permet d’envoyer les lectures à la Ligue Braille.
Une fois le test réussi, deux choix s’offrent à vous : choisir un livre dans la bibliothèque de la Ligue Braille ou proposer un roman de votre choix.
Et après, ‘yapluka’ !

Envie de tenter l’aventure ? Toutes les informations sont disponibles sur : http://www.braille.be/fr/nous-soutenir/je-lis-pour-toi

Site de la campagne : http://www.semaineliguebraille.be

Bons plans, Sponso

Et si on arrêtait de compter les moutons ?

Quoi de mieux qu’un lendemain d’insomnie pour vous raconter mon test presque concluant du Dodow, un métronome lumineux comme support à l’endormissement ?

www.mydodow.com

Le cas Bambitch
Je dors peu, j’ai toujours très peu dormi. Pour moi, une ‘bonne’ nuit de sommeil comporte environ 4H30. Une nuit ‘normale’ en contient plutôt 3. Ca peut sembler peu mais je pense qu’à force, je suis habituée. En écrivant cet article, je remarque que sur le site de Dodow, on peut y découvrir les différents types d’insomniaque :

  • celui qui se réveille en pleine nuit (c’est moi)
  • le stress (c’est moi aussi)
  • pensées plein la tête (championne toutes catégories en la matière)
  • les soucis
  • les insomnies chroniques (forcément)
  • les femmes enceintes (je passe mon tour)
  • l’environnement bruyant (les ronflements, ça compte ?).

Bref, je suis LA cible. Je suis du genre à aller dormir de plus en plus tard dans l’espoir d’être suffisamment fatiguée pour m’endormir sans souci : perdu ! Au-delà de mettre des plombes à trouver le sommeil à force de réfléchir et de me casser la tête, je me réveille très souvent en pleine nuit avec l’incapacité de me rendormir (sauf 1H avant que le réveil ne sonne, là ça marche en général plutôt bien mais ce n’est pas vraiment bénéfique).

Le principe
Comment s’endormir avec Dodow ? C’est très simple….
Le Dodow est un boîtier rond qui tient dans la main muni de 3 LEDs qui projettent un rayon de lumière bleue avec plus ou moins d’intensité, comme des vagues. L’utilisation est assez simple, on se couche, on allume le Dodow en tapotant dessus et on cale sa respiration sur les faisceaux lumineux : on inspire quand la lumière se diffuse, on expire quand elle se rétracte. En se concentrant sur sa respiration, le but est de se vider la tête des pensées, du stress et autres facteurs propices aux insomnies. Il s’agit ici d’un véritable métronome qui va rythmer vos respirations vous faisant passer d’un rythme de respiration normal à un rythme plus lent et donc, d’endormissement.

 

Premier test
Pour ne gêner personne avec la lumière bleue, j’ai fait le test en allant me coucher tôt. Aucun bruit, aucune lumière, aucune gêne, les conditions sont idéales. Si ce n’est que je n’ai pas sommeil mais ça fait plusieurs nuits que je ne dors que 2H30, je commence à être très irritable. Après avoir lu le manuel, je suis les instructions à la lettre : je m’installe confortablement sur le dos bien au chaud sous ma couette (premier bémol, je ne dors bien que sur le ventre…) et j’active le Dodow pour un cycle de 8 minutes (pour info : choix entre des cycles de 8 et 20 minutes). Il me faudra bien 3 minutes pour arriver à caler ma respiration sur les rayons lumineux. Je ne dirais pas que je ne pense à rien d’autre mais j’arrive à me concentrer sur la lumière et à m’y tenir. Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu la lumière s’éteindre donc je suppose m’être endormie avant les 8 minutes de cycle. Et surtout, j’ai dormi une nuit complète sans me réveiller. Un genre de miracle.

Un genre de miracle.

Les jours d’après
Pour être tout à fait honnête, je ne l’utilise pas tous les jours. Je l’utilise même rarement comme aide à l’endormissement. Principalement par oubli. Par contre, si je me réveille en pleine nuit et que je peine à me rendormir, je n’hésite pas à partir pour un cycle de 20 minutes. Là c’est assez aléatoire : soit je m’endors avant la fin, soit ça me relaxe suffisamment pour m’éviter de m’énerver face à l’insomnie.
Et quand l’insomnie est trop forte, même un cycle de 12H ne suffirait pas à m’endormir. Un cas désespéré, donc ? Dans mon cas de grande stressée, le Dodow a surtout un effet de relaxation et m’aide à chasser mes idées noires. Ce qui en soi, est déjà pas mal !

Autres utilisations ?
Je pense qu’à part m’assommer, il n’y a pas 150 solutions pour contrer mes insomnies 😉 Du coup, j’envisage, sur le moyen à long terme, de l’utiliser principalement pour me relaxer.
Et puis, je pense le laisser sur mon bureau pour endormir mes collègues en réunion. Ca, ce serait parfait ! Gniark gniark gniark.

Informations pratiques
Le Dodow coûte 49 euro et est livré avec des piles. On peut l’acheter en ligne sur le site de la marque ou dans les enseignes Nature & Découvertes.
www.mydodow.com

Allez, moi je vais au Dodow !

Bons plans

Liste de petits bonheurs simples

  • L’odeur de l’herbe fraîchement coupée (bien que tondre ne soit pas vraiment un bonheur)
  • L’odeur de la pluie quand il a fait sec et chaud pendant plusieurs jours
  • S’enrouler dans un plaid avec un bon film et du chocolat chaud
  • Retirer ses chaussures à talons après une longue journée

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Trêve de plaisanterie, même si ces petites choses sont très plaisantes, elles n’intéressent personne.

Et comme c’est l’heure du goûter, passons aux choses sérieuses ! Mon bonheur du moment, ce sont les gâteaux de chez Cokoa.

C’est koa Cokoa ? (je suis déjà dehors)

3 gâteaux et 2 bûches de Noël plus tard, même si mes kilos hivernaux s’en plaignent, Cokoa est véritablement mon adresse coup de coeur depuis fin 2016.

L’adorable Anaïs, architecte paysagiste de formation, a décidé de se lancer dans la pâtisserie et de ravir mes nos papilles avec des créations aussi belles que bonnes. Des créations florales que l’on dévore des yeux avant de se délecter des saveurs originales et inattendues.

Pour devenir gros mais en prendre plein les yeux, une seule adresse : COKOA.

Quel estomac peut résister à ceci ? (pas le mien, en tout cas)

Crédit photo : Anaïs Gaudemer – Cokoa

Encore plus de photos, d’informations et de contacts sur le site d’Anaïs : www.cokoa.be

Bon appétit !

B*tch, Life

Mon vagin, mon choix

J’ai lancé le blog pour pouvoir dire du mal et puis, parfois du bien. Mais au vu des événements de ces dernières semaines, j’ai envie besoin de pousser un coup de gueule, d’extérioriser, de sortir de moi ce qui me prend au bide depuis quelques longues journées. L’inconvénient d’être malade et à moitié clouée au lit, c’est qu’une fois que t’as écumé les sites de shopping en ligne, tu cogites, tu cogites, tu cogites. Et cogiter, c’est vraiment mon truc. Mes nuits d’insomnie ne me remercient pas.

Ca a commencé avec le très bon article de Chrys du blog “2 Girls 1 Mag” sur le groupe Facebook Babylone 2.0. En gros, elle y parle d’un groupe sur Facebook où des mecs publient des photos de leurs conquêtes. Photos, bien évidemment, prises sans le consentement de ces demoiselles. Et ça a continué par la presse qui a relayé cet article massivement, pas toujours de la bonne manière, pas toujours avec les bons mots.

Comme quand, par exemple, la RTBF écrit un article sur le sujet avec une photo d’illustration directement en provenance de cette page Facebook. C’est fin, ça se mange sans fin (non). 

Dans cette guerre au ‘slut-shaming’, j’ai entendu de tout et surtout, du grand  n’importe quoi. D’un côté, on y dénonce les hommes animaux qui trouvent de bon goût de partager les photos de leurs conquête et d’un autre côté, c’est beaucoup plus sournois, on reproche aux femmes d’envoyer des selfies d’elles nues et d’avoir des coups d’un soir. Certes, ce n’est pas peut-être pas l’idée la plus intelligente de la terre mais je pense qu’on peut encore disposer librement de notre corps sans que celui-ci ne se retrouve affiché sur une page Facebook réunissant un grand nombre d’écervelés. En 2017, la femme devrait apparemment encore avoir honte de SA sexualité et de ses choix en la matière. En 2017, une fille qui a un coup d’un soir doit avoir peur de retrouver une photo de son cul sur un site, sans qu’on lui en ait parlé au préalable. En 2017, on est encore en plein dans le Moyen Âge, en fait.

 

Ce mal au bide a continué avec Trump et sa décision d’interdire le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement.

Le lundi 23 janvier, Trump a signé, entourés des hauts responsables masculins de son gouvernement, ce décret.

En 1973, les Etats-Unis légalisaient l’avortement. En 2017, les Etats-Unis font un bond de plusieurs siècles en arrière. En plus de permettre aux femmes d’avorter, ces ONG ont pour vocation de permettre aux femmes d’accéder à la contraception. Interdire les avortements “légaux”, c’est engendrer d’une part, des naissances non-voulues (et donc, entre autres, des abandons) et d’autre part, des avortements illégaux et donc, dangereux pour l’enfant, la mère, etc. En interdisant l’avortement, on n’en diminue pas le nombre, on augmente simplement le nombre d’avortements clandestins (et donc, de décès maternels).

Aujourd’hui, sur Twitter, j’ai vu quelqu’un (un homme, forcément), annoncer fièrement qu’à partir d’un moment, l’avortement est inhumain, pour la mère & le foetus. Je suis ravie d’apprendre de la part d’un homme, ce qui est ou non inhumain pour une femme, son vagin et son foetus. Vraiment, je suis ravie (et je vomis).

Alors oui, tout le monde ira toujours de sa propre opinion quand il s’agit d’avortement et on ne pourra rien y faire. Mais il faudrait que ces détracteurs puissent à un moment donné prendre suffisamment de recul par rapport à la situation et au choix de la personne concernée. Même si la pratique est ‘facilitée’ grâce aux plannings familiaux, personne n’a recours à l’IVG de gaieté de coeur. Quoiqu’on en pense, cela reste une épreuve pour le corps, pour la tête, pour le coeur. Et rien ne justifie que ça devienne une chasse aux sorcières. En 2017, en arriver à interdire l’avortement, c’est désolant. Et effrayant. Et bien évidemment, les premiers à partager leurs opinions et à les défendre, ce sont des hommes. Pas des femmes, avec des vagins, non. Ni des femmes, qui ne peuvent parfois pas faire face à une grossesse non-voulue, non. Non, ce sont des hommes. Des hommes avec une b*te sur laquelle ils ont délibérément décidé de ne pas mettre de préservatifs.

Donc en 2017, tu peux te faire baiser par un mec (et encore…) qui ne portera pas forcément de capote mais qui postera peut-être ton cul sur Facebook et qui, si tu tombes enceinte, t’interdira d’avorter. Voilà-voilà.

Peut-être qu’en 2017, au lieu de laisser un pauvre type signer un décret moyenâgeux, on pourrait investir davantage dans des cours d’éducation sexuelle. Peut-être que si on sensibilisait davantage les jeunes, et les moins jeunes, à la contraception et à l’importance de celle-ci, on avancerait mieux. D’un côté, tu interdis aux femmes d’avorter mais de l’autre, tu ne reproches pas aux mecs de ne pas se protéger. C’est ça, la guerre des sexes ?

https://www.minutenews.fr/divertissement/trendy/ivg-collectif-feministe-parodie-signature-decret-trump-197198.html

 

Et ce mal de bide s’est encore un peu accentué aujourd’hui avec la Médiacité à Liège. Aujourd’hui, j’ai eu le bonheur (hem) d’apprendre que le centre commercial liégeois propose un “Espace hommes” en ses murs.

www.mediacite.be

“Profitez de notre coin hommes au 1er étage pour vous détendre pendant que Madame fait les magasins. Nous vous accueillons gratuitement avec journaux, jeux, tv, …” – Et pas de putes ?!

Bon, si t’es gay et que ton mec fait des achats, tu peux pas y aller hein. C’est juste si “Madame” fait du shopping que ça fonctionne, sorry!  Ce qui est bien par contre, c’est que ces Messieurs peuvent y aller gratuitement donc je suppose qu’on peut alors utiliser leur carte de crédit pour faire notre shopping ?

En gros, la femme = grosse connasse qui te casse les couilles à te traîner dans un centre commercial contre ton gré. En fait, oui, vu sous cet angle-là, pas étonnant qu’on mette des photos de notre cul sur Facebook. On l’a bien mérité, non ?

 

On pourrait croire que je suis une féministe militante dans l’âme à la lecture de ce blogpost, j’en conviens. En fait, pas du tout. Je suis même plutôt du genre à me moquer des féministes, à les trouver ridicules. Aujourd’hui, je suis juste une femme, en colère. Une femme qui aimerait pouvoir disposer de son corps comme bon lui semble sans être critiquée, jugée, moquée pour cela. J’aimerais pouvoir être une femme avec mes qualités et mes défauts, sans pour autant être reléguée au rang de sal*pe ou de p*te.

J’aimerais qu’en 2017, les femmes puissent décider d’elles-mêmes ce qui est bon ou non pour elles. Et non plus que des hommes (et des femmes) décident à notre place.